La République démocratique du Congo dispose de terres très fertiles, mais dans de vastes parties du Kivu elles sont en friche en raison de conflits armés.
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Le BMZ et la KfW viennent en aide aux petits exploitants agricoles de la RDC

Mandatée par le BMZ, la KfW finance de petites exploitations agricoles dans les régions du Nord et du Sud-Kivu, en République démocratique du Congo, dans le but d’assurer l’alimentation de 180 000 personnes, en créant de nouveaux emplois et en réintégrant les personnes déplacées à l’intérieur du pays (PDI) et de retour dans leur région.

Mandatée par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), la banque de développement KfW soutient un projet de sécurité alimentaire de 35 millions d’euros au profit des exilés, des personnes déplacées à l’intérieur du pays (PDI) et de retour dans leur région, ainsi que des communautés et des familles qui les accueillent dans les régions du Nord et du Sud-Kivu.

La KfW présente le projet en indiquant que ces personnes avaient perdu leurs moyens d’existence et leurs sources de revenu à la suite des conflits armés en République démocratique du Congo. Selon elle, la production agricole de subsistance est souvent insuffisante pour répondre aux besoins. Actuellement, seulement 3 pour cent des terres sont utilisées pour l’agriculture.

Dans son communiqué de presse, la KfW explique que le sol très fertile offre les conditions idéales pour une agriculture productive et notamment pour la culture du manioc, de la canne à sucre, du caféier, du palmier à huile, de l’hévéa et du bananier. Grâce à l’amélioration des techniques de culture et de stockage et à une meilleure commercialisation, les petits exploitants agricoles ainsi aidés pourraient tirer de meilleurs revenus de leurs petites parcelles et vivre de leur activité agricole. 

« La République démocratique du Congo est un des pays les plus pauvres du monde et, dans l’est, elle compte le plus de PDI au monde. Si le Nord et le Sud-Kivu pouvaient redevenir le grenier du pays, ce serait une contribution majeure à la stabilisation de l’ancienne zone de conflits et cela permettrait à 180 000 personnes de faire un grand pas pour s’affranchir de l’aide d’urgence et assurer leur autosuffisance alimentaire, » déclare le professeur Joachim Nagel, membre du conseil d’administration du groupe  KfW.

Des actions de promotion sont mises en œuvre par l’intermédiaire du Programme alimentaire mondial (PAM) et de la FAO, qui tous les deux ont du personnel sur place, ont de longues années d’expérience en République démocratique du Congo et collaborent avec les organisations d’agriculteurs locales.

(kfw/wi)

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