Des chercheurs ont mesuré les concentrations de substances nutritives du blé et du riz et ont constaté une réduction considérable des concentrations de zinc, de fer et de protéines.
Photo:Todd Datz, Harvard School of Public Health Communications
<< Première < Précédente Page 1 Page 2 Page 3 Page 4 Suivante > Dernière >>
Selon une étude récente, l’augmentation des niveaux de dioxyde de carbone pourrait entraîner une réduction générale des concentrations de substances nutritives dans le riz, le blé et le soja. Les données expérimentales publiées dans la revue « Nature » montrent que dans ces cultures essentielles la teneur en zinc, en fer et en protéines diminue lorsque les niveaux de CO2 augmentent.

Une étude récente réalisée par l’école américaine de santé publique de Harvard (Harvard School of Public Health – HSPH) montre qu’aux niveaux élevés de CO2 atmosphérique prévus pour environ 2050, les récoltes qui apportent la majeure partie du zinc et du fer nécessaires à l’alimentation d’une importante partie de la population mondiale auront des concentrations considérablement moindres de ces substances nutritives.
 
Pour les chercheurs ayant réalisé l’étude, si on estime à deux milliards le nombre de personnes souffrant de carences en zinc et en fer, ce qui se traduit par une perte annuelle de 63 millions d’années de vie pour cause de malnutrition, la réduction des concentrations de ces substances nutritives dans les cultures vivrières représente la plus importante menace pour la santé associée au changement climatique.
 
Samuel Myers, chercheur au département de santé environnementale de la HSPH et auteur principal de l’étude, a déclaré qu’il s’agit de la première étude à apporter une réponse à la question de savoir si l’augmentation des concentrations de CO2 dans l’atmosphère (augmentation régulière depuis le début de la révolution industrielle) menace l’alimentation humaine.
 
Des études antérieures portant sur des cultures sous serre et en chambres à fort niveau de CO2 ont mis en évidence une réduction des concentrations de ces substances nutritives, mais selon les chercheurs, ces études ont été critiquées dans la mesure où elles s’appuyaient sur des conditions de culture artificielles.

<< Première < Précédente Page 1 Page 2 Page 3 Page 4 Suivante > Dernière >>