Cette nouvelle perspective permet d’aligner les politiques sur les objectifs de l’Agenda 2030 des Nations unies pour un développement durable, auxquels la Suisse a également souscrit.

Les auteurs de l’article préconisent une combinaison de mesures visant spécifiquement à promouvoir des systèmes durables, à créer des incitations économiques à adopter des méthodes de production respectueuses de l'environnement et à prévenir des pratiques particulièrement nocives. Il est donc nécessaire d’augmenter le soutien à l’agriculture biologique, de limiter les subventions aux méthodes de production respectueuses de l'environnement et d’interdire les pesticides nocifs.

Il faut changer de paradigme

« Pendant trop longtemps, nous avons débattu sur les technologies qui pourraient nourrir le monde. Il est temps de surmonter les frontières idéologiques et les intérêts individuels pour accélérer le changement nécessaire vers un système alimentaire durable », affirme Frank Eyhorn d’Helvetas. Et Adrian Müller du FiBL de souligner ceci : « Au fond, nous payons plusieurs fois pour des aliments apparemment bon marché : à la caisse, avec les taxes pour les subventions agricoles, en couvrant les dommages causés par l’agriculture intensive et suite à la hausse des coûts de santé.