17.10.2014

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Avec son abondance de ressources naturelles, l’Afrique semble prédestinée à l’instauration d’une économie axée sur l’utilisation de ressources biologiques. Adebayo Abass estime cependant que de nombreuses politiques et conditions-cadre devront être modifiées avant qu’une approche généralisée puisse être appliquée.

Malgré l’existence de terres arables en quantité et de conditions agroclimatiques favorables à la production de biomasse, l’Afrique est confrontée à une pénurie sévère de denrées alimentaires, d’aliments pour animaux et d’énergie. Le développement de la bioéconomie (dans le cadre d’une économie verte) constitue donc une approche utile pour favoriser la croissance durable des économies des pays africains, réduire les dépenses liées aux importations de pétrole en améliorant l’approvisionnement énergétique, diversifier les marchés des produits agricoles et améliorer les revenus ruraux.

Le développement d’une bioéconomie intégrée se heurte toutefois à un certain nombre d’enjeux sensibles, tels que les infrastructures, la répartition des ressources, l’accaparement des terres (imaginaire ou réelle), l’insécurité alimentaire, la capacité de recherche, l’accès aux technologies, l’absence d’objectifs politiques clairs et les problèmes de gestion sectorielle. La communauté scientifique africaine s’accorde néanmoins sur la nécessité d’un développement des capacités scientifiques africaines qui permettront à l’Afrique de participer au développement de la bioéconomie mondiale et d’en tirer des bénéfices.

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