Claudia Lücking-Michel, alors membre du Parti chrétien-démocrate au Parlement fédéral allemand, expliquait que le Plan Marshall pour l’Afrique dessinait les grandes lignes de futures politiques dont il restait à coordonner les nombreux éléments, et ajoutait qu’il aurait définitivement un nouvel impact. Elle se disait d’accord sur le fait que les experts africains devaient eux-mêmes être consultés et ajoutait que les APE « n’étaient pas satisfaisants ». La réalisation du Plan Marshall et la garantie que les questions associées aux droits de l’homme seraient prises en compte exige qu’un BMZ fort empêche les ministres de l’Économie d’être les seuls à déterminer les mesures.

Inge Höger, alors membre du Parlement fédéral pour le parti Die Linke, alléguait que les APE n’avaient bénéficié qu’aux nations industrialisées avec lesquelles les pays africains ne se trouvent pas sur un pied d’égalité. Madame Höger soutenait que le principal objectif de l’UE était d’avoir accès aux ressources naturelles de l’Afrique et d’y commercialiser son excédent de produits agricoles.