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« Le BMZ n’a pas réellement un Plan Marshall, » fait valoir Monsieur Mabanza. « Gerd Müller, ministre du Développement, ne vient que commencer à opérationnaliser les éléments individuels. Cet exercice revient à réaffecter des fonds existants. C’est une insulte. » Boniface Mabanza propose que, compte tenu des énormes différences entre les 54 pays africains, le BMZ examine de plus près le continent et consulte « les personnes qui connaissent bien ses problèmes ». 

Boniface Mabanza fait remarquer qu’en termes de flux de capitaux, l’Afrique perd plus d’argent qu’elle n’en reçoit en vertu de la coopération au développement. Il faut mettre fin aux mesures de développement qui sont néfastes au continent africain. C’est pourquoi, fait-il valoir, il est essentiel que tout Plan Marshall bien intentionné prenne ses distances avec les Accords de partenariat économique (APE) de l’Union européenne. Malheureusement, les auteurs du Plan Marshall du BMZ ont choisi de ne pas faire référence aux APE.