Christine Hackenesch, chercheuse principale au DIE, se montre sceptique à ce sujet. Elle fait également remarquer que les efforts de l’Union européenne visant à améliorer la gestion de la migration ne doivent pas agir au détriment des mesures régionales. Et elle insiste sur le fait que l’UE et l’Allemagne devraient en faire beaucoup plus pour promouvoir les droits de l’homme en Afrique. Christine Hackenesch fait remarquer qu’en moyenne, les démocraties africaines ont des taux de croissance économique bien plus élevés qu’ailleurs sur le continent.

« Le choix du nom du nouveau programme équivaut à réduire le développement en Afrique au contexte de l’après-Seconde guerre mondiale », déclare Boniface Mabanza, coordinateur du centre KASA, centre de services et d’informations pour l’Afrique australe, basé à Heidelberg. « Il est toujours problématique d’appliquer des termes prédéfinis à un nouveau concept. Le Plan Marshall était inspiré par l’intérêt des États-Unis pour l’ouverture de nouveaux marchés de vente et était conçu comme un moyen d’amorcer la pompe qui permettrait à l’économie européenne de se relancer avec l’injection d’importants capitaux.