Des agriculteurs dans la partie vietnamienne du Delta du Mékong récoltant des fleurs de lotus.
Photo: Shutterstock

La stratégie régionale de la DCC pour le Mékong

À divers égards, le Cambodge, le Myanmar, le Laos et le Vietnam sont à la traîne par rapport aux six autres membres de l’ANASE. La stratégie de coopération de la DDC dans la région du Mékong vise à combler ce retard de développement.

La coopération suisse au développement peut se prévaloir d’une longue tradition dans la région du Mékong. La Suisse a entamé des activités de développement avec le Vietnam en 1968, la coopération bilatérale formelle ayant débuté en 1992. Cet État, considéré comme pays à revenu intermédiaire, ne figure plus dans le programme de réduction de la pauvreté depuis 2016.
 
La DCC a ouvert, en 2006, un bureau au Laos, lequel coordonne aujourd’hui le programme régional pour le Mékong, Depuis 2013, la Suisse entretient également un bureau de coopération au Cambodge. La stratégie de coopération régionale de la DDC au Mékong concerne le Cambodge, le Laos ainsi que des projets régionaux et supranationaux au Myanmar et au Vietnam.
 
« Au Laos, au Cambodge et au Myanmar, les défis sont très similaires », explique Franziska Freiburghaus, cheffe de la Division Asie de l’Est à la DDC. L’écart entre riches et pauvres demeure important et la pauvreté largement répandue, en particulier au sein de la population rurale et des minorités ethniques. Ces trois pays, qui ont tous connu de violents conflits par le passé, exploitent tous le fleuve Mékong.

Agriculture et formation professionnelle

L’objectif principal de la Suisse, dans la région, est de réduire la pauvreté et d’encourager un développement équitable et durable.  Pour ce faire, son action se concentre sur la gouvernance locale, l’agriculture et la formation professionnelle.
 
Menant de nombreux projets nationaux, la DDC favorise également, lorsque cela s’y prête, une approche régionale des processus de réforme et de développement.  Son soutien à la Mekong River Commission, soucieuse d’une exploitation durable du fleuve, en est un exemple.
  
L’influence croissante de la Chine et le primat du développement économique entravent, toutefois, ces activités. « Nous devons travailler avec des gouvernements de moins en moins démocratiques, tout en tenant compte des besoins de la société civile », relève Franziska Freiburghaus.  Le mieux est d’agir de façon décentralisée, dans des domaines comme l’agriculture ou la formation professionnelle. « Des questions politiques telles que la participation citoyenne ou les droits humains peuvent mieux y être traitées. Les autorités compétentes ont un très grand intérêt à ce que leur secteur se développe.»
 
(SDC/wi)
 
Pour en savoir plus sur les activités de la DDC dans la région du Mékong, consultez le dernier numéro de « Un seul monde », le magazine de la DDC. Il peut être téléchargé comme fichier PDF à l’adresse suivante :  www.eda.admin.ch/dam/deza/de/documents/publikationen/Eine-Welt/eine-welt-2018-3_DE.pdf