M. Gerd Müller, ministre fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (au centre) et le Dr Hakima El Haite, ministre déléguée marocaine, chargée de l’Environnement lors de la présentation du nouveau partenariat mondial de lutte contre le changement climatique.

La politique de développement sous le signe de la durabilité et de la protection du climat

Lors de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique, à Marrakech, le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) a annoncé qu’il soutenait les pays en développement cherchant à assurer une production énergétique durable et à élargir leur assurance contre les risques climatiques. L’année prochaine, le budget du ministère devrait augmenter de plus de 1 milliard d’euros pour atteindre environ 8,5 milliards d’euros.

À la mi-novembre, à l’occasion de la Conférence sur le changement climatique, le Dr Hakima El Haite, ministre déléguée marocaine, chargée de l’Environnement, et M. Gerd Müller, ministre fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement, ont présenté un nouveau partenariat mondial de lutte contre le changement climatique.

Le but est de mettre à la disposition des pays pauvres des fonds, une expertise et une technologie qui leur permettent d’atteindre leurs objectifs climatiques nationaux (contributions déterminées au niveau national, CDN), objectifs qu’ils se sont engagés à atteindre en vertu de l’Accord de Paris sur le climat. Gerd Müller a rappelé que les membres fondateurs du partenariat incluent plus de 40 nations industrialisées, des pays en développement et des organisations internationales.

Soutien pour une production énergétique durable

Le BMZ soutient, entre autres programmes, l’Initiative de l’Afrique sur les énergies renouvelables (IAER) avec l’aide de laquelle suffisamment d’électricité sera produite à partir des sources d’énergies renouvelables pour remplacer une dizaine de centrales au charbon.

Le ministre a également annoncé un soutien accru aux investissements dans la centrale solaire la plus importante et la plus moderne du monde, construite dans le désert marocain. À ce jour, la contribution allemande à la centrale solaire de Ouarzazate s’élève à un peu plus de 830 millions d’euros, y compris sous forme de prêts à taux préférentiels.

À Marrakech, le ministre allemand s’est engagé à fournir 60 millions d’euros supplémentaires. Avec une puissance de 580 mégawatts, cette centrale solaire approvisionnera 1,3 millions de personnes en électricité d’origine solaire et réduira ainsi de 800 000 tonnes les émissions de CO2. 

Tous les ans, le BMZ lance des programmes de protection du climat qui permettent, au total, de réduire de plus de 200 million de tonnes les émissions de CO2, soit l’équivalent des émissions de 100 centrales au charbon.

Une assurance contre les catastrophes climatiques

Le BMZ a également l’intention d’accroître sa contribution à l’assurance contre les catastrophes climatiques. Lors de la présidence allemande du G7, en 2015, les États membres du G7 ont décidé d’investir 400 millions d’euros supplémentaires, d’ici à 2020, pour protéger les populations particulièrement démunies contre les risques climatiques. Le BMZ a aujourd’hui l’intention de verser 40 millions d’euros supplémentaires pour soutenir l’Initiative InsuResilience prise lors du sommet du G7 à Elmau. Ajoutée aux contributions d’autres États membres du G7, cette somme fera passer le capital de l’Initiative de 420 à 550 millions de dollars US.

En pratique, l’assurance contre les risques climatiques est une source d’aide rapide. Après le passage de l’ouragan Matthew, qui a notamment dévasté Haïti, il y a de cela un mois, le fonds caraïbe d’assurance contre les risques de catastrophes (Caribbean Climate Risk Insurance Fund – CCRIF) a versé un peu moins de 30 millions de dollars US en exactement deux semaines pour aider les populations touchées.

Après un épisode d’extrême sécheresse en Mauritanie, au Niger et au Sénégal, l’African Risk Capacity, agence dans laquelle l’Allemagne détient plus de 90 millions d’euros, a versé environ 25 millions d’euros. Cette somme a contribué à financer des mesures d’aide d’urgence pour environ 1,3 million de personnes et l’approvisionnement d’environ un demi-million d’animaux en nourriture.

Augmentation du budget du BMZ en 2017

L’année prochaine, le budget du BMZ augmentera de plus d’un milliard d’euros pour atteindre environ 8,5 milliards d’euros, ce qui, selon le BMZ, constitue une augmentation de 15 pour cen par rapport à 2016. Les fonds supplémentaires serviront essentiellement à faire face à la crise des réfugiés en Syrie et dans les environs, et à créer des perspectives d’avenir pour les jeunes en Afrique.

(BMZ/ile)

Informations sur le partenariat de lutte contre le changement climatique (en anglais)

Photo: Photothek.net/Thomas Trutschel