10.04.2018

Dans de nombreux pays, ils sont en concurrence avec le plus petit groupe d’agriculteurs qui sont intégrés dans la chaîne de valeur et produisent des cultures commerciales destinées à l’exportation. Quarante-cinq pour cent du soja cultivé à l’échelle mondiale sont exclusivement destinés à l’exportation, et les chiffres sont similaires pour le maïs et le sucre.

Alors que le marché international fait que ces cultures sont surtout cultivées dans certains pays, Oliver de Schutter a soutenu qu’on ne peut pas parler d’équilibre entre les pays dont la production alimentaire est excédentaire et ceux dont elle est déficitaire. Il a expliqué que les produits agricoles vont là où le pouvoir d’achat est le plus fort. Dans le contexte du changement climatique, la décentralisation et la régionalisation de la sécurité alimentaire sont la meilleure solution.

Il est essentiel d’accroître la productivité

Harald von Witzke, économiste agricole à Berlin, a expliqué que dans l’Union européenne, la production agricole et les habitudes alimentaires exigent, pour la production alimentaire humaine et animale, l’utilisation d’environ 30 millions d’hectares de terres dans d’autres pays.