10.04.2018

Adama Diallo, éleveur-producteur laitier et président de l’union nationale des mini-laiteries et des producteurs de lait local au Burkina Faso (UMPL-B), a expliqué ce que cela signifiait pour les producteurs de l’hémisphère sud.

Avec neuf millions de vaches laitières, le secteur représente 17 pour cent des recettes brutes du pays. Depuis les années 1990, de nombreuses micro-laiteries transformant chacune de dix à 2 000 litres de lait par jour ont été créées. L’accroissement de la demande de produits laitiers est intéressant, non seulement pour les petits exploitants, mais aussi pour les sociétés internationales qui exportent du lait en poudre au Burkina Faso. Selon Adama Diallo, ces sociétés n’ont que cinq pour cent de droit à payer et les producteurs laitiers locaux ne sont pas suffisamment protégés. Alors que le lait local coûte environ 500 francs CFA le litre, la même quantité de lait préparée avec de la poudre de lait écrémé ajoutée d’huile de palme ne coûte que 250 francs CFA.