Dans l’hémisphère sud, l’accès au marché est difficile pour la plupart des petits producteurs laitiers.
Photo: © ILRI/Paul Karaimu

10.04.2018

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Fin février 2018, des membres de la Commission du développement du Parlement européen ont cherché à savoir comment améliorer la cohérence de la politique de développement au moment de réformer la Politique agricole commune.

Depuis ses débuts en 1962, la Politique agricole commune (PAC) de l’Union européenne est en perpétuelle évolution. Alors qu’un de ses tout premiers objectifs était de faire en sorte que l’Europe d’après-guerre ne manque pas de nourriture, l’agriculture s’est trouvée confrontée à des lacs de lait et des montagnes de beurre. L’argent public servait à subventionner la vente d’énormes excédents, ce qui ne manquait pas de perturber le marché.

Aujourd’hui, il n’y a plus de subventions à l’exportation et, à l’exception des armes, les pays les plus pauvres peuvent exporter ce qu’ils veulent dans l’UE sans avoir à payer de droits. La question de savoir si cela veut vraiment dire que la PAC (dont la prochaine réforme est prévue pour 2020) est « appropriée pour le développement » a été examinée par la commission du développement (DEVE) du Parlement européen à Bruxelles, Belgique, fin février 2018.

Les exportations menacent le marché du lait au Burkina Faso

L’approche axée sur la production était encore au centre de la nouvelle PAC, a critiqué Olivier de Schutter, vice-président du panel international d’experts sur les systèmes alimentaires durables (IPS-Food), à Bruxelles.

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