Carl-Albrecht Bartmer, président de la DLG, avec le ministre chinois de l’Agriculture, Han Chanfu.
Photo: © DLG

La DLG au panel économique du GFFA

Cette année, la Société allemande d’agriculture (DLG) a co-organisé le panel économique du Forum mondial de l’alimentation et de l’agriculture (GFFA) qui a été officiellement ouvert par Carl-Albrecht Bartmer, président de la DLG.

Le thème du panel économique international, qui s’est tenu le 21 janvier 2017 à Berlin dans le cadre du Forum mondial de l’alimentation et de l’agriculture (GFFA), était le suivant : « L’eau, l’alimentation et l’agriculture : des enjeux pour les agriculteurs et l’agroalimentaire ».

Comme l’a rappelé Carl-Albrecht Bartmer, président de la DLG, lors de l’ouverture du panel économique international du GFFA, « Base de toute vie, l’eau n’est pas également disponible partout dans le monde et nous sommes appelés à utiliser cette ressource rare aussi efficacement que possible. » Le recours au numérique couvre également le domaine de l’eau. Cela a été une des principales déclarations du panel dont les participants ont été d’accord pour dire que l’accélération du passage au numérique est la solution d’avenir pour l’optimisation de la gestion de l’eau et du sol et qu’elle constitue une amélioration de l’utilisation ciblée des agents phytopharmaceutiques. 

La Chine, représentée par son ministre de l’Agriculture, Han Chanfu, met l’accent sur la promotion des innovations technologiques permettant d’économiser l’eau et sur l’imposition d’amendes en cas de gaspillage de l’eau. Les innovations techniques incluent le recours au paillage et la sélection d’espèces tolérantes à la sécheresse.

Le Dr Ashok Gulati, professeur d’économie agricole au conseil indien de recherche sur les relations économiques internationales (Indian Council for Research on International Economic Relations – ICRIER), a fait remarquer qu’en Inde, 74 pour cent de l’agriculture utilise l’irrigation par aspersion. Pour lui, c’est en partie le résultat d’incitations politiques malavisées. Par exemple, il faut 2 000 litres d’eau pour produire un kilogramme de canne à sucre, si bien que cette culture très gourmande en eau correspond à un mauvais choix. Il a fait valoir que les investissements devaient être des décisions économiques et non pas politiques, et que les petits exploitants agricoles devraient activement participer au développement.

Dans ce contexte, Érythrine Cousin, du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies, a rappelé que si les innovations et le recours au numérique sont importants, il ne faut pas perdre de vue que dans de nombreuses régions du monde, l’amélioration de la gestion de l’eau passe d’abord par des solutions faciles à mettre en œuvre.

(dlg/wi)