Table ronde lors d’une réunion de réseau du BMZ pour les centres d’innovations vertes.
Photo: © Thomas Köhler/GIZ

Innovations ouvrant de nouvelles perspectives aux régions rurales d’Afrique

Les 7 et 8 juin, le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) a invité les partenaires allemands des centres d’innovations vertes (GIAE) à participer, à Bonn/Allemagne, à une réunion de réseau mettant l’accent sur le partage des connaissances et des expériences.

Les 7 et 8 juin, plus de 40 partenaires allemands, allant de l’ONG « Welthungerhilfe » et du programme d’entraide « Brot für die Welt », à la DGRV (German Cooperative and Raiffeisen Foundation, reg. Ass.), la compagnie de machines agricoles Lemken (préparation du sol), aux représentants de l’Université technique de Munich et à l’association « Deutscher Landfrauenverband », se sont réunis à Bonn/Allemagne pour aborder le thème des « centres d’innovations vertes, moteurs du développement rural ». 

L’objectif de cette manifestation de réseautage était de favoriser la communication entre les partenaires, mais aussi de stimuler et intensifier les programmes de coopération. Cette vaste alliance d’acteurs a été et reste un des facteurs de réussite des centres d’innovations vertes visant à assurer un meilleur approvisionnement alimentaire régional et à créer des emplois dans le secteur agricole en soutenant les innovations techniques et organisationnelles.

Les centres d’innovations vertes SEWOH 

Grâce à son initiative spéciale « EINEWELT ohne Hunger » (SEWOH – un seul monde sans faim), le BMZ a un peu plus attiré l’attention de l’agenda mondial (G7, G20, Plan Marshall avec l’Afrique et Pacte mondial pour l’Afrique) sur les thèmes de la faim et de la sous-alimentation et a souligné que la réalisation d’un monde sans faim, c’était possible !

Les centres d’innovations vertes, créés et mis en place dans 15 pays, constituent un des piliers du SEWOH. Les GIAE s’appuient sur une vaste alliance entre la société civile, le monde des affaires, et ceux des sciences, de la politique et de la religion. Pour renforcer ce réseau, le BMZ a invité les partenaires allemands des Centres d’innovations vertes à Bonn. La mise en commun des connaissances et des expériences vise avant tout à renforcer les régions rurales d’Afrique et contribuer à la réalisation de l’ODD 2 (éliminer la faim – assurer la sécurité alimentaire).

La table ronde organisée le soir du 7 juin s’intitulait « Il vaut la peine de vivre dans les régions rurales – une perspective pour l’Afrique ». Gunther Beger (chef du département 1, BMZ), la Dr Luise Steinwachs (Brot für die Welt), Peter Hüser (Petkus Technologie GmbH), Dalila Delhoumi (APIA, Tunisie) et le professeur Helmut Asche (universités de Leipzig et de Mainz) ont examiné les différents problèmes politiques, économiques et sociaux auxquels sont confrontées les régions rurales d’Afrique.  Les intervenants ont convenu qu’il restait encore beaucoup à faire pour créer des régions rurales dans lesquelles il ferait bon vivre. « En bref, ce qu’il faut, c’est intensifier et étendre des approches éprouvées, combler les déficits et élargir et renforcer le réseau d’acteurs en Allemagne et en Afrique, » a souligné Gunther Beger.

Façonner activement les années à venir

La deuxième journée de la réunion a été ouverte par un envoyé spécial de SEWOH, Stefan Schmitz (BMZ), qui a décrit la phase suivante et la future évolution des GIAE et a présenté le programme de travail du gouvernement fédéral allemand actuellement en place. « Les connaissances et les innovations sont indispensables à la création de revenus et d’emplois dans les régions rurales africaines, » a fait remarquer Stefan Schmitz.

Des forums d’experts ont ensuite examiné et élaboré quatre thèmes essentiels. L’accent a été mis sur l’agriculture durable et l’agriculture biologique, le soutien des très petites, petites et moyennes entreprises, le passage au numérique et aux « apps » agricoles, la diffusion des connaissances et le développement de compétences professionnelles pour les petits exploitants agricoles.
Les partenaires ont eu la possibilité d’échanger des connaissances et des expériences, de dresser un bilan de ce qui avait été réalisé et de débattre sur la façon de faire des progrès concrets sur les divers thèmes.

Les résultats et impressions obtenus lors de la manifestation de réseautage ont été visuellement enregistrés lors de l’ultime table ronde puis présentés au BMZ par les partenaires de la société civile, des associations, du milieu des affaires et de celui des sciences. Il reste à préparer la prochaine phase du SEWOH et à aider les partenaires à le faire. Dans ce contexte, le rôle des centres d’innovations vertes sera renforcé et élargi de manière à pouvoir mieux mesurer l’impact sur la productivité, les revenus et l’emploi de millions d’agriculteurs.  

Jan Pusdrowski, GIZ, Bonn/Germany