La phase 2 du projet HOPE, un projet d’amélioration des céréales en zones arides visant à améliorer la productivité du sorgho, du millet perlé et de l’éleusine a été lancé par l’ICRISAT et par la Fondation Gates.
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ICRISAT: Accroissement de la production de sorgho et de millet – une réussite !

L’Institut international de recherches sur les cultures des zones tropicales semi-arides (ICRISAT), en coopération avec la Fondation Bill et Melinda Gates, a annoncé la deuxième phase du projet HOPE (Harnessing Opportunities for Productivity Enhancement) visant à améliorer la productivité du sorgho et du millet. Dans la première phase, la production de sorgho et de millet a pu être améliorée dans des proportions allant jusqu’à 150 pour cent en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud.

Plus de 180 000 ménages ont pu bénéficier de nouvelles technologies ayant contribué à améliorer la production de sorgho et de millet dans des proportions allant jusqu’à 150 pour cent à la fin d’un projet de six ans visant à accroître la sécurité alimentaire dans les zones arides de l’Afrique subsaharienne et de l’Asie du Sud.  Le rapport final du projet HOPE a récemment été achevé. Le projet HOPE est un projet d’exploitation des possibilités d’amélioration de la productivité (Harnessing Opportunities for Productivity Enhancement - HOPE) pour le sorgho et le millet.

Soutenue par la Fondation Bill & Melinda Gates, cette initiative a été réalisée de 2009 à 2015 par 50 partenaires intervenant sous la direction de l’Institut international de recherches sur les cultures des zones tropicales semi-arides (ICRISAT).

Le projet a couvert onze pays et mettait l’accent sur l’élaboration de variétés améliorées et de pratiques de gestion des cultures censées aider les petits exploitants agricoles à améliorer la productivité dans les milieux de production arides et hostiles que connaissent de nombreuses régions d’Afrique subsaharienne et d’Asie du Sud.
« Le projet a apporté la preuve qu’il est tout à fait possible d’accroître la production de sorgho et de millet dans certaines des régions les plus pauvres en ressources de l’Afrique subsaharienne et de l’Inde. En collaboration avec un certain nombre d’organismes de recherche nationaux et régionaux, des partenaires pour le développement, le secteur privé et des organisations agricoles, HOPE a élaboré, a fait connaître et a diffusé d’excellentes solutions technologiques offrant une amélioration de 50 pour cent des avantages nets tout en accroissant les capacités des pays partenaires sur les deux continents, » a déclaré le Dr Stefania Grando, directrice du département qualité et stratégie scientifiques (Science Quality and Strategy), ICRISAT, qui a dirigé le projet.

Objectifs de la phase 2 du projet HOPE

La réussite de la phase 1 a entraîné la création d’une phase 2 du projet HOPE qui a récemment été mise en œuvre en Éthiopie et qui mettra plus particulièrement l’accent sur l’aide à accorder aux exploitants agricoles de six pays d’Afrique sub-saharienne – Burkina Faso, Mali, Nigeria, Tanzanie, Éthiopie et Ouganda – pour lutter contre les effets de la sécheresse et réduire la pauvreté, la faim et la malnutrition. Une attention particulière sera accordée au renforcement de la solution consistant à améliorer les variétés et les systèmes semenciers.

Le Dr Ramadjita Tabo, directeur régional de l’ICRISAT pour l’Afrique occidentale et centrale, a déclaré que « le sorgho et le millet perlé sont des cultures vivrières majeures dans de nombreux pays d’Afrique occidentale et centrale. La première phase du projet a vu l’application de plusieurs techniques d’amélioration des variétés de sorgho et de millet perlé associées à des pratiques agronomiques et de gestion des cultures. Pendant la deuxième phase, des points tels que l’intensification des activités de recherche et de développement, l’acquisition de connaissances approfondies sur les principaux obstacles à l’adoption de ces technologies et la recherche de solutions quant aux moyens de les surmonter seront examinés en vue d’une application à plus grande échelle ». Il a ajouté que « les agriculteurs auront plus facilement accès à des variétés améliorées grâce à l’adoption d’une législation nationale plus efficace d’enregistrement des variétés et de mise en vente des semences dans les trois pays concernés par le projet, à savoir le Burkina Faso, le Mali et le Nigeria. »

Selon le Dr Bergvinson, directeur général de l’ICRISAT, « le projet a apporté la preuve qu’en disposant d’informations appropriées, les agriculteurs peuvent mieux faire des choix en connaissance de cause, ce qui se traduit, pour eux, par un accroissement des revenus et une amélioration des moyens d’existence. La recherche axée sur la demande donne aux agriculteurs les moyens de tirer pleinement parti de leur potentiel économique et jouera un rôle clé dans la réalisation des objectifs de développement durable des Nations unies. »

En Afrique subsaharienne et en Asie du Sud, la demande de cultures adaptées aux régions arides, par exemple le sorgho et le millet, va croissant dans la mesure où un certain nombre de problèmes mondiaux majeurs continuent d’avoir une incidence sur la sécurité alimentaire du monde entier. Les tendances constatées sont les suivantes : variabilité extrême du climat et accroissement des périodes de sécheresse, augmentation de la demande mondiale de produits pour l’alimentation animale, utilisation accrue d’aliments « intelligents » à forte teneur en fer, en fibres et en calcium pour les enfants en cours de sevrage, les mères allaitantes et les personnes intolérantes au gluten, et accroissement de la population mondiale exigeant une augmentation de la production alimentaire. 

Les pays participant au projet HOPE sont les suivants : le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Nigeria en Afrique occidentale et centrale ; l’Érythrée, l’Éthiopie, le Kenya, le Sud-Soudan, la Tanzanie et l’Ouganda en Afrique orientale ; et en Inde, les États du Rajasthan, de l’Haryana, du Gujarat et du Maharashtra.

(ICRISAT/wi)