Pour lutter contre la pandémie COVID-19, nous devons adopter une approche One Health (une seule santé) à l’échelle mondiale.
Photo: ©shutterstok/NASA

Le gouvernement allemand va plus mettre l’accent sur l’aspect One Health

En octobre dernier, à l’occasion du Sommet mondial de la santé, Gerd Mueller, ministre allemand du Développement, a annoncé la création d’un nouveau domaine One Health dans son ministère.

Environ 30 millions d’euros provenant du programme d’aide d’urgence à la lutte contre la COVID-19 doivent être utilisés pour la prévention ciblée des pandémies et la coopération internationale. C’est ce qu’a annoncé Gerd Mueller, ministre du Développement, lors du Sommet mondial de la santé organisé fin octobre. Le principe One Health (une seule santé) va devenir une question centrale au ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement (BMZ).

« Compte tenu de la pandémie COVID-19, nous allons considérablement élargir la zone prioritaire One Health et accentuer la prévention de la pandémie, » a déclaré Gerd Mueller. « Madame Maria Flachsbarth, secrétaire d’État parlementaire, doit coordonner notre coopération internationale en tant que commissaire du BMZ chargée de la santé mondiale et de One Health. » 

Gerd Mueller a par ailleurs indiqué que le BMZ investissait initialement, dans l’approche One Health, 30 millions d’euros prélevés sur son programme d’aide d’urgence à la lutte contre la COVID-19. Ces fonds vont servir à créer, au Kenya, un premier centre One Health de lutte contre la pandémie destiné à promouvoir le partage des connaissances en matière de santé humaine et animale. « Nous renforçons la sécurité des aliments et la détection précoce des zoonoses dans la production alimentaire, en collaboration avec la Banque mondiale, » a ajouté le ministre. « C’est une question urgente car les virologues ont identifié au moins 40 virus supplémentaires pouvant potentiellement être la cause d’une pandémie. En l’état actuel des choses, jusqu’à 2,7 millions de personnes meurent chaque année des suites d’une maladie zoonotique. À titre d’exemple, citons la maladie à virus Ebola, le SIDA, la grippe aviaire et la COVID-19. »

Le changement climatique, l’accroissement de la mobilité, l’intrusion humaine dans des habitats autrefois vierges, l’agriculture industrielle et l’élevage intensif de bétail sont autant de facteurs qui permettent aux agents pathogènes – anciens et nouveaux – de se propager plus rapidement. La pandémie COVID-19 montre bien comment l’apparition locale d’une maladie d’origine animale s’est rapidement transformée en menace mondiale.

Maria Flachsbarth, secrétaire d’État parlementaire, a déclaré que la situation était extrêmement préoccupante au niveau mondial – plus de 43 millions de personnes ont contracté la COVID-19 et plus de 1,1 million en sont mortes. « Nous devons trouver de meilleures solutions et renforcer la triade One Health de santé humaine, santé animale et santé environnementale, » a-t-elle ajouté. « Et la COVID-19 ne sera pas la dernière pandémie ; il y en aura d’autres. S’il y a une leçon à tirer de la COVID-19, c’est qu’à l’avenir, la communauté internationale devra collaborer plus étroitement pour lutter contre les pandémies, mettre au point des outils de diagnostic, des vaccins et des médicaments, et prévenir les pandémies. C’est pour cela que nous avons mis en place une nouvelle Direction One Health pour lutter contre les pandémies ; elle nous permettra d’intégrer plus étroitement nos projets les uns les autres et de lancer de nouvelles initiatives – sur la santé humaine et animale, la promotion d’une alimentation et d’une agriculture saines, l’accès à l’eau potable et la protection de la biodiversité. »

Une seule santé humaine, animale et environnementale 


« L’actuelle pandémie nous rappelle toute l’importance de One Health, » a déclaré le professeur Thomas C. Mettenleiter de l’Institut fédéral de recherche sur la santé animale (FLI) lors du Sommet mondial de la santé. « L’agent pathogène s’est développé chez des animaux, s’est répandu chez l’homme et est retransmis aux animaux. Les trois quarts des nouvelles maladies infectieuses humaines sont d’origine animale. C’est-là qu’intervient l’approche One Health pour réduire les contacts à risque entre les animaux et les humains. One Health est une approche holistique intersectorielle qui tient compte des liens entre la santé des gens, des animaux et de l’environnement. La résistance aux antimicrobiens et les zoonoses sont deux sujets clés abordés par l’approche One Health. »

Plus d’informations :
Programme d’aide d’urgence à la lutte contre la COVID-19, du gouvernement fédéral allemand

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