Le moustique Anopheles gambiae.
Photo: © NIAID

Génomes nouvellement séquencés des vecteurs du paludisme

Les génomes de 16 espèces d’anophèles viennent d’être séquencés.

Une étude réalisée par un consortium de recherche ayant séquencé le génome complet de 16 espèces d’anophèles a été publiée dans le journal Science en janvier 2015 (et en ligne en novembre 2014).

Les anophèles sont les vecteurs parasitaires du paludisme dont on estime qu’ils sont à l’origine de 200 millions de cas et de plus de 600 000 décès chaque année. Cependant, sur les quelques 500 espèces d’anophèles différentes, seules quelques douzaines peuvent transmettre le parasite et seulement quelques-unes d’entre elles sont responsables de la grande majorité des transmissions à l’homme. Les chercheurs ont étudié les différences génétiques entre les espèces transmettant le parasite mortel et leurs homologues inoffensifs.

L’article publié en janvier 2015 dans le journal Science présente des comparaisons génomiques détaillées de ces espèces de moustiques, y compris du plus mortel d’entre eux, Anopheles gambiae. Ces résultats apportent de nouvelles connaissances sur les liens existant entre ces différentes espèces et sur la façon dont l’évolution dynamique de leurs génomes peut contribuer à leur faculté de s’adapter à de nouveaux environnements et à trouver du sang humain.

Les génomes nouvellement séquencés viennent enrichir les connaissances scientifiques qui feront progresser la compréhension des différentes caractéristiques biologiques des moustiques et aideront à éradiquer des maladies qui ont des incidences majeures sur la santé publique dans le monde.


Article :Highly evolvable malaria vectors: The genomes of 16 Anopheles mosquitoes 


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(University of Notre Dame/ile)