15.04.2019

Ce point de vue part du principe que toutes les femmes sont identiques alors qu’il existe des femmes pauvres et des femmes riches et que des caractéristiques autres que le genre, par exemple l’ethnicité et l’appartenance à telle ou telle caste, peuvent être plus importantes pour la conception et le ciblage des programmes. L’accent mis sur les femmes chefs de ménages masque également d’importantes différences entre les ménages dirigés par des femmes – les femmes chefs de ménage qui reçoivent des fonds envoyés par un mari migrant, restent en contact avec la famille du mari et attendent au retour de leur mari, sont très différentes des femmes chefs de ménage veuves ou divorcées. En ignorant les enfants de sexe féminin et les adolescentes, le mythe fait abstraction des différentes expériences pendant le cycle de vie.

Mythe 2 : les femmes produisent de 60 à 80 pour cent de l’alimentation

Le deuxième mythe – celui qui veut que les femmes produisent de 60 à 80 pour cent de l’alimentation mondiale – est également populaire, notamment lorsqu’on parle de l’agriculture africaine.