15.04.2019

Il donne à penser que les hommes et les enfants ne représentent que 30 pour cent des pauvres du monde entier, ce qui sous-estime considérablement le nombre d’enfants pauvres. Il ignore également le fait que plus de femmes (en termes absolus) vivent dans des ménages dont le chef est un homme que dans des ménages dirigés par une femme, car les ménages dont le chef est un homme sont plus courants et généralement plus importants.

Pourquoi est-ce que la démystification de ce mythe a de l’importance pour la sécurité alimentaire ? À part présenter les femmes comme des victimes et non pas comme des contributrices à la sécurité alimentaire, l’accent mis sur les femmes présentées comme disproportionnellement pauvres et sur la plus grande vulnérabilité à la pauvreté des ménages dont le chef est une femme peut fausser la conception et la mise en œuvre de programmes et de politiques.