E-Phyto devrait simplifier le commerce mondial des produits végétaux, dont des produits alimentaires.
Photo: © Greg Willis

ePhyto – un nouveau système de certificats phytosanitaires électroniques pour le commerce international

Un nouveau système mondial de certification électronique baptisé ePhyto devrait permettre de réduire la propagation des ravageurs et des maladies des plantes ainsi que de simplifier le commerce international et d’en réduire le coût.

Les représentants de 181 pays ont approuvé la création d'un nouveau système mondial de cer-tification électronique qui contribuera à réduire de manière plus sécurisée et plus rentable la propagation des ravageurs et des maladies des plantes dans le commerce international. C’est ce que l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a annoncé en mars 2015.

La Commission des mesures phytosanitaires (CMP), organe directeur de la Convention interna-tionale pour la protection des végétaux (CIPV), a convenu d'établir un système mondial de cer-tificats phytosanitaires électroniques baptisé e-Phyto.

Cette décision implique que le processus bureaucratique complexe par lequel des millions de certificats papier sont créés, imprimés et échangés entre les pays chaque année sera remplacé au bout du compte par un système électronique en ligne.

Les certificats papier actuels servent à rassurer les importateurs que les produits végétaux – dont des produits alimentaires – ont été inspectés et se sont révélés exempts de types de rava-geurs susceptibles de dévaster leur économie locale en compromettant l'agriculture ou l'envi-ronnement.

E-Phyto devrait simplifier et réduire le coût du commerce mondial, accroître la capacité des pays de cerner les points présentant des risques élevés et réduire le potentiel de fraude et, par conséquent, de dégâts collatéraux.

Aider les pays en développement

La CPM a également approuvé une demande d'octroi de fonds pour le démarrage d'e-Phyto auprès du Fonds pour l'application des normes et le développement du commerce de l'Organi-sation mondiale du commerce (OMC). Le but est de venir en aide aux pays en développement qui ne disposent pas actuellement des moyens de participer à e-Phyto.

La Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV) envisage un projet pilote destiné à renforcer les capacités de pays en développement pour leur permettre d'adhérer à e-Phyto progressivement.

Plusieurs pays utilisent déjà une forme ou une autre de certification électronique, notamment l'Australie, le Canada, les États-Unis, le Kenya, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas et la République de Corée.

Pour en savoir plus sur ePhyto, consultez le site de la CIPV

(FAO/ile)