04.06.2019

Les partisans de l’accord espèrent que la ZLEC contribuera à aplanir certaines difficultés liées au commerce intra-africain en réduisant considérablement les droits de douane qui sont ses plus importants obstacles.

La majeure partie du continent a été exploitée par des pays plus développés à la recherche des matières premières dont leurs industries avaient besoin, et peu de choses ont changé en ce qui concerne les produits qui quittent l’Afrique : pétrole brut, minerais et produits agricoles non transformés tels que les denrées alimentaires et le coton. « Mais un des rares points positifs tient à ce que 42 pour cent du commerce intra-africain concernent des produits fabriqués ou transformés, » déclare Carlos Lopes.

La ZLEC devrait éliminer 90 pour cent des droits de douane et créer un marché unique avec libre circulation des marchandises et libre prestation des services. Cinquante-deux pays ont signé l’accord, même si le Nigeria, la plus forte puissance économique d’Afrique, refuse encore, sous la pression de ses puissants syndicats et lobbies de producteurs.