Quelque 3,6 millions de personnes, soit plus du tiers de la population, souffrent d'insécurité alimentaire.  Les malheurs d'Haïti sont en grande partie dus à El Niño qui a également exacerbé la pire sécheresse que le corridor sec d'Amérique centrale ait connue depuis des décennies.

En Afrique australe, l'effet El Niño a, là aussi, considérablement aggravé l’insécurité alimentaire. Au point que la récolte 2016 de céréales actuellement en cours devrait baisser de 26 pour cent par rapport au niveau déjà réduit de l'année précédente. On s'attend donc à une « augmentation notable » des prix du maïs et des besoins d'importation lors de la prochaine campagne de commercialisation.

A la sécheresse prolongée de l'année dernière en Papouasie-Nouvelle-Guinée ont succédé, début 2016, de fortes pluies et des inondations localisées qui ont affecté quelque 2,7 millions de personnes. La production céréalière dans la région des Highlands devrait enregistrer de graves pénuries, tandis que la récolte dans le Timor Este devrait être médiocre pour la deuxième année consécutive.

Alors qu'El Niño est désormais passé, l'Organisation météorologique mondiale prévoit, avec une probabilité de 65 pour cent, qu'il sera suivi par un épisode La Niña qui déclenche généralement un régime opposé de précipitations, représentant une bénédiction pour les terres, mais aussi un risque d'inondation.

Les conflits menacent la sécurité alimentaire dans de nombreux pays

Les conflits civils et les déplacements de population qu'ils provoquent ont aggravé la situation de la sécurité alimentaire dans 12 sur 28 pays sous revue.

En Syrie, environ 13,5 millions de personnes ont besoin d'aide humanitaire et leur nombre ne fait qu'augmenter.