Dynamiques du développement en Afrique 2018

Le rapport souligne que l’Afrique a besoin de stratégies de développement plus cohérentes, qui mettent l’accent sur une meilleure action publique, pour pleinement relever les défis de la croissance, de l’emploi et des inégalités liés à l’émergence inédite que connaît le continent.

Le rapport Dynamiques du développement en Afrique 2018 a été publié par la Commission de l’Union africaine (CUA) en collaboration avec l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en juillet 2018.

Consacré au thème « Croissance, emploi et inégalités », il souligne les performances mitigées des différentes régions africaines. En outre, la publication met en lumière l’importance d’accélérer la transformation structurelle des économies africaines.

Selon l’analyse, l’orientation favorable des cours des matières premières, la demande intérieure robuste, les progrès dans la conduite des politiques macroéconomiques et des stratégies de diversification des économies nationales ont été les principaux moteurs de la croissance africaine récente, qui devrait atteindre 4 pour cent par an entre 2018 et 2020.

De même que le choix, gagnant, de certains pays d’accroître l’investissement dans les infrastructures et la multiplication des partenariats commerciaux – notamment avec la Chine, l’Inde et d’autres pays émergents.

La croissance économique en Afrique a un faible impact sur la réduction des inégalités

Depuis le début du siècle, l’Afrique est la deuxième région du monde enregistrant la croissance la plus rapide après l’Asie, avec un taux de croissance annuel moyen du produit intérieur brut (PIB) de 4,7 pour cent entre 2000 et 2017. Malgré tout, cette croissance n’a pas été suffisante pour enclencher des changements de fond.

Par ailleurs, cette croissance n’a pas créé suffisamment d’emplois décents. Aujourd’hui, 282 millions d’individus occupent des emplois précaires. Enfin, la croissance en Afrique a un effet plus faible sur la réduction des inégalités et l’amélioration du bien-être qu’ailleurs dans le monde.

La croissance reste en effet irrégulière. Ainsi, au cours de la période 2016-20, seuls trois pays, sur les cinquante-cinq que compte le continent, devraient atteindre l’objectif d’un taux de croissance annuel moyen supérieur à 7 pour cent fixé par l’Agenda 2063 de l’Union Africaine.

L’action publique est la clé d’une meilleure performance

Le rapport souligne également la nécessité d’accroître la productivité : les entreprises africaines accusent un retard important au niveau mondial dans des secteurs à fort potentiel de création d’emplois comme l’agro-industrie, la construction, le cuir, l’industrie manufacturière légère et les services logistiques.

Le rapport souligne que l’action publique est la clé d’une meilleure performance en matière de croissance, d’emploi et d’inégalités : les stratégies nationales sont plus efficaces lorsqu’elles favorisent une bonne coordination intersectorielle de l’action gouvernementale, la participation active des acteurs économiques et des citoyens, et une approche territorialisée du développement.

(OCDE/ile)

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