En France et en Turquie, ce pourcentage tombe à zéro avec le scénario d’émissions minimales de gaz à effet de serre, et en Australie, il  tombe à quatre pour cent.

L’Argentine et le Brésil sont les deux plus gros pays producteurs de soja. Selon un scénario de fortes émissions, 70 et 9 pour cent des superficies cultivées en soja, respectivement, connaîtraient des réductions de pluviométrie. Dans les deux cas, ce pourcentage tombe à zéro avec un scénario de faibles émissions.

La Chine et l’Inde sont les deux plus gros pays producteurs de riz du monde et sont parmi les pays dans lesquels une augmentation de la pluviométrie est prévue pour les quatre cultures faisant l’objet de l’étude, même avec un scénario de faibles émissions de gaz à effet de serre. Toutefois, en faisant passer les niveaux d’émissions d’élevé à faible, les superficies affectées tomberaient de 11 à 6 pour cent en Chine, et de 80 à 17 pour cent, en Inde.

L’étude montre que sans réductions considérables des émissions de gaz à effet de serre, on pourrait, dès les années 2020, constater une augmentation des précipitations dans les hautes latitudes, notamment en Amérique du Nord et en Europe, alors que dans certaines régions ce phénomène a peut-être déjà commencé en raison du changement climatique.

Dans certaines régions telles que la zone méditerranéenne, l’ouest du Mexique, le Chili, l’Afrique du Sud et l’Australie, on pourrait constater une réduction de la pluviométrie d’ici aux années 2050.

(CIAT / wi)

Référence :

Maisa Rojas, Fabrice Lambert, Julian Ramirez-Villegas, Andrew J.