L’étude montre que les scénarios de faibles émissions ont encore une certaine incidence sur les régimes pluviométriques de certaines régions, mais que plus la quantité de gaz à effet de serre émis est grande, plus le pourcentage de terres connaissant des conditions météorologiques plus sèches est élevé dans les régions agricoles, par exemple dans le sud-ouest de l’Australie et en Afrique australe.

Les chercheurs affirment que les mesures d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre nécessaires pour atteindre les objectifs climatiques, par exemple ceux qui ont été fixés par l’Accord de Paris, contribueront beaucoup à réduire les risques de sécheresse ou d’inondation et, éventuellement, à éviter une crise alimentaire mondiale.

Selon un scénario de fortes émissions de gaz à effet de serre, en France, en Australie et en Turquie – trois des 15 plus gros producteurs de blé du monde – 26, 28 et 88 pour cent, respectivement, des terres cultivées en blé seraient touchées par une réduction de la pluviométrie.