Tel est le constat des scientifiques qui notent au passage d’autres signes inquiétants liés aux activités humaines : augmentation soutenue de la production de viande par habitant, de la perte de couverture forestière à l’échelle mondiale et du nombre de passagers des lignes aériennes.

Selon le document, il y a malgré tout des signes encourageants – notamment la réduction des taux mondiaux de natalité et le ralentissement des pertes forestières en Amazonie brésilienne, ainsi que l’augmentation de la production d’électricité d’origine éolienne et solaire – mais même ces mesures sont teintées d’inquiétude.   

« La température à la surface du globe, le contenu thermique des océans, les conditions climatiques extrêmes et leurs coûts, le niveau de la mer, l’acidité des océans et les superficies incendiées aux États-Unis suivent tous une courbe ascendante, » déclare William Ripple. « À l’échelle de la planète, on assiste à une accélération de la fonte des glaces, comme le montrent la réduction de la superficie minimale de la banquise arctique en été, de la calotte glaciaire au Groenland et dans l’Antarctique, et de l’épaisseur des glaciers.