30.11.2019

« Actuellement, ces coûts seront à n’en pas douter supérieurs à ceux de production des plastiques traditionnels, » dit-elle. « Toutefois, ils devraient baisser une fois lancée la production à grande échelle. »

Les bioplastiques sont considérés comme moins nocifs pour l’environnement car ils peuvent se décomposer par l’action d’organismes vivants, du dioxyde de carbone (CO2), de la biomasse et de l’eau.
Carla Ivonne La Fuente Arias est convaincue que ce nouveau matériau peut potentiellement contribuer à lutter contre la consommation généralisée de plastiques et contre la pollution due à leur élimination inappropriée.

Toutefois, pour Alexander Turra, biologiste à l’université de l’Institut océanographique de São Paulo, la question des déchets plastiques est bien plus complexe. « La pollution due aux plastiques est liée à la façon dont l’économie mondiale est structurée ainsi qu’à la logique de consommation de la société, laquelle dépend de la façon dont les déchets sont éliminés, » dit-il.

« Il est essentiel d’en tenir compte pour modifier les comportements des consommateurs, même s’il s’agit de déchets biodégradables, » fait remarquer Alexander Turra, qui reconnaît malgré tout que « cette nouvelle solution technologique est importante et elle peut constituer une mesure palliative pour l’environnement ».

300 millions de tonnes de déchets plastiques sont produites chaque année

On estime que 8,9 milliards de tonnes de plastique vierge (non recyclé) et de plastique secondaire (obtenu à partir de produits recyclés) ont été produites depuis le milieu du siècle dernier, période à laquelle le plastique a commencé à être produit à l’échelle industrielle.