Terre désertifiée à Sanaa – Alhasbah, Yémen, 2018.
Photo: ©FAO/Soliman Ahmed

11.03.2019

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La Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes vise à renforcer massivement la restauration des écosystèmes dégradés et détruits, en tant que mesure éprouvée pour lutter contre la crise climatique et renforcer la sécurité alimentaire, l'approvisionnement en eau et la biodiversité.

Au début de mars 2019, l’Assemblée générale des Nations unies a déclaré la période 2021–2030 Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes. La restauration des écosystèmes est définie comme un processus visant à inverser leur dégradation. Ces écosystèmes peuvent être des paysages, des lacs et des océans qui retrouvent, grâce à la restauration, leur fonctionnalité écologique. Autrement dit, il s’agit d’améliorer la productivité et la capacité des écosystèmes à répondre aux besoins de la société. Cela est rendu possible en permettant, par exemple, la régénération naturelle d’écosystèmes surexploités ou en plantant des arbres et autres plantes.

La Décennie vise à associer soutien politique, recherche scientifique et pouvoir financier afin d'intensifier de manière décisive la restauration en partant d'initiatives pilote réussies pour englober des superficies de plusieurs millions d'hectares. Selon les spécialistes, plus de deux milliards d’hectares de paysages déboisés et dégradés dans le monde offrent un potentiel de restauration.

La dégradation des écosystèmes terrestres et marins compromet le bien-être de 3,2 milliards d'individus et coûte environ 10 pour cent du produit brut mondial annuel en perte d'espèces et de services écosystémiques.

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