Jeune fille travaillant dans une école pratique d’agriculture et de vie au Malawi. La jeunesse rurale africaine a besoin d'aide.
Photo: © FAO/Giulio Napolitano

Créer des emplois pour les jeunes des régions rurales d'Afrique

Un projet conjoint de la FAO et du NEPAD, financé par le Fonds fiduciaire de solidarité africain, vise à promouvoir l'emploi des jeunes en milieu rural et l'entreprenariat dans les secteurs de l'agriculture et de l'agro-alimentaire au Bénin, au Cameroun, au Malawi et au Niger.

L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le Nouveau partena-riat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) unissent leurs efforts pour améliorer les oppor-tunités commerciales et d'emplois des jeunes en milieu rural au Bénin, au Cameroun, au Malawi et au Niger, et ce, grâce à un don de 4 millions de dollars octroyé par le Fonds fiduciaire de solida-rité africain. C'est ce qu'a annoncé la FAO en octobre 2016.

Selon le rapport statistique (« Datenreport ») publié par la Fondation allemande de la population mondiale (Deutsche Stiftung Weltbevölkerung) en août 2016, plus de 40 pour cent de la population de l'Afrique subsaharienne sont âgés de moins de 15 ans.

L'accord aidera les quatre pays concernés à concevoir et à mettre en œuvre des politiques qui stimuleront l'entreprenariat en milieu rural, à travers notamment le transfert de connaissances et de compétences.

Les fonds alloués pour la mise en œuvre du projet, qui se déroulera sur trois ans, serviront à s'assurer que les jeunes, et surtout les femmes, bénéficient d'un meilleur accès à l'économie ru-rale. Cela inclut la création d'emplois décents, à la fois dans le secteur agricole et non-agricole, grâce à des investissements publics et privés.

Créer des sources de revenus pour les femmes et les jeunes ruraux

Les objectifs du projet s'inscrivent dans la ligne de la Déclaration de Malabo de 2014, dans la-quelle les chefs d'États membres de l'Union Africaine se sont engagés à réaliser une série d'objec-tifs liés au secteur agricole d'ici à 2025. L'un d'entre eux consiste à augmenter le taux d'emploi de 30 pour cent chez les jeunes ruraux africains, au travers notamment du renforcement des chaînes de valeur agricoles, tandis qu'un autre consiste à soutenir les moyens d'existence et les activités génératrices de revenus chez les femmes et les jeunes en milieu rural, et à en faire une priorité.

Le projet s'assurera que le Bénin, le Cameroun, le Malawi et le Niger ont mis en place des plans d'action nationaux visant à améliorer l'emploi des jeunes et le développement des compétences au sein des chaînes de valeur de l'économie rurale. En outre, chaque pays sera amené à conduire des projets pilotes de renforcement des capacités des jeunes.

Un autre de ces objectifs réside dans l'amélioration du dialogue politique entre les pays, les orga-nisations régionales et les partenaires spécialisés dans le développement et les ressources afin d'élaborer une approche concertée destinée à promouvoir l'entreprenariat ainsi que des emplois décents chez les jeunes en Afrique.

Les africains au service de l'Afrique

Le Fonds fiduciaire de solidarité africain a été lancé en 2013. Placé sous l'égide de l'Afrique, il vise à améliorer l'agriculture et la sécurité alimentaire à travers le continent. Son financement est assuré par la Guinée équatoriale (30 millions de dollars), l'Angola (10 millions de dollars) et par une contribution symbolique d'organisations de la société civile de la République du Congo.

Depuis son lancement, le Fonds a déjà financé 16 projets dans 38 pays visant à renforcer la rési-lience des communautés rurales affectées par les conflits, à réduire la pauvreté rurale grâce à l'amélioration des opportunités d'emploi chez les jeunes et à promouvoir de meilleures pratiques afin d'accroître les rendements et la production animale.

(FAO/DSW/ile)