Centrale électrique : dans 101 pays (représentant 50 pour cent des émissions à l’échelle mondiale), les émissions ont augmenté, parallèlement à l’accroissement du PIB.<br/>Photo: Wladimir Labeikovsky (flickr)

Centrale électrique : dans 101 pays (représentant 50 pour cent des émissions à l’échelle mondiale), les émissions ont augmenté, parallèlement à l’accroissement du PIB.
Photo: Wladimir Labeikovsky (flickr)

Augmentation des émissions à l’échelle mondiale

Alors que les nations participant à la conférence sur le climat COP 23 examinent d’autres mesures de lutte contre le changement climatique, une équipe internationale de chercheurs publie un rapport indiquant que les émissions mondiales de CO2 sont reparties à la hausse.

Pendant trois ans, la courbe des émissions est restée relativement plate, mais aujourd’hui elle repart à la hausse. D’ici la fin de 2017, les émissions mondiales de dioxyde de carbone à mettre au compte des combustibles fossiles et de l’industrie devraient augmenter d’environ deux pour cent par rapport à l’année précédente (dans une fourchette de 0,8 à 3 pour cent).

Telle est la conclusion du Bilan mondial du carbone (Global Carbon Budget – GCP) 2017 publié à la mi-novembre 2017 dans les revues Nature Climate Change, Environmental Research Letters et Earth System Science Data Discussions. Cette annonce est faite alors que les nations se réunissent à Bonn, Allemagne, pour les négociations annuelles des Nations unies sur le changement climatique (COP23).

À l’échelle mondiale, on estime à 41 milliards de tonnes les émissions de CO2 dues à l’ensemble des activités humaines pour 2017. Autrement dit, selon les chercheurs, il reste peu de temps pour faire en sorte que le réchauffement de la planète reste bien inférieur à 2 °C et encore moins à 1,5 °C.

Selon le Budget mondial du carbone, la reprise à la hausse des émissions mondiales en 2017 est essentiellement due à l’accroissement des émissions en Chine, après deux années de diminution. Pour le GCP, cette augmentation peut être due l’utilisation accrue du charbon, la principale source de combustible en Chine, parallèlement à l’accroissement de la production industrielle et à la réduction de la production assurée par les centrales hydrauliques en raison d’une baisse des précipitations. Les émissions de la Chine représentent 28 pour cent des émissions mondiales.

À long terme, il est peu probable que les émissions reviennent aux taux de croissance régulièrement élevés (plus de 3 pour cent par an) constatés dans les années 2000. Il est plus vraisemblable qu’elles se stabilisent ou augmentent légèrement, plus ou moins conformément aux engagements nationaux de réduction des émissions présentés lors de l’Accord de Paris.

Le Bilan mondial du carbone est produit par 76 chercheurs de 57 instituts de recherche de 15 pays travaillant sous l’égide du Projet mondial sur le carbone (GCP). Ce bilan, qui en est aujourd’hui à sa 12ème année, fournit une analyse détaillée des quantités de combustibles fossiles brûlées par les pays du monde entier et de ce qu’elles deviennent. Le GCP est parrainé par Future Earth et le Programme mondial de recherches sur le climat.

Source photo

(Future Earth/ile)