Transformation de farine de manioc d’haute qualité en vue de son utilisation dans le secteur de la boulangerie
Photo: A. Abass

31.10.2014

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La demande croissante de biomasse est en train de transformer l'agriculture, une évolution dont les pays du Sud pourraient tirer profit. De nouvelles perspectives s'ouvrent, en effet, à eux, pour dépasser leur simple rôle de fournisseurs de matières premières. L'approche de la chaîne de valeur montre toutefois ses limites dans un tel contexte, ce qui a conduit à envisager la création d'une nouvelle approche axée sur la vision d'un « réseau de valeur fondé sur la biomasse », une alternative qui semble intéressante.

La demande croissante de biomasse, qu'il s'agisse de matières premières ou de produits agricoles primaires destinés à différents usages, a commencé à modifier la structure de production et de tarification de l'agriculture mondiale. Des études montrent que la forte demande de biocarburants aux États-Unis et dans l'Union européenne a été le principal facteur d'émergence de la crise des prix alimentaires en 2007–2008.

Dans le sillage de la bioénergie, la demande de biomasse destinée à d'autres usages a également augmenté : le remplacement de produits à base de pétrole brut par des produits à base de biomasse dans différents secteurs industriels est déjà en phase expérimentale (quand ils ne sont pas déjà produits à grande échelle). Par exemple, le marché du plastique basé sur la biomasse est en pleine expansion. The Coca-Cola Company utilise déjà 30 pour cent de plastique PET basé sur la biomasse, tandis que Toyota et d'autres constructeurs automobiles ont commencé à remplacer le plastique à base de pétrole par du bioplastique dans les voitures.

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