Représentants des pays du Bassin du Congo en compagnie du ministre allemand du Développement, Gerd Müller, lors de la signature de la Déclaration sur la protection de la forêt tropicale, à Berlin.
Photo: ©Florian Gärtner/phototek

Appel à un « New Deal » pour la protection de la forêt

Avec les représentants des dix pays de la forêt tropicale du Bassin du Congo, le ministre fédéral de la Coopération et du Développement, Gerd Müller, a signé une déclaration pour une meilleure protection des forêts tropicales dans le monde entier. La signature de cette déclaration a marqué l’ouverture du Symposium sur les forêts tropicales à Berlin, Allemagne, au début de septembre.

Le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) exerce actuellement la présidence tournante du Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo de l’Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale (CAFI). Gerd Müller, ministre du Développement, en a profité pour inviter des représentants des dix pays du Bassin du Congo à participer à un Symposium hybride sur les forêts tropicales, en marge duquel ils ont signé, le 7 septembre 2021, une déclaration sur la protection de la forêt tropicale.

Cette déclaration est axée sur un redoublement des efforts de protection par les dix pays concernés, ainsi que sur la gestion durable et l’application de mesures de protection de la forêt. En contrepartie, des pays tels que l’Allemagne s’engagent à accroître le soutien accordé aux pays de la forêt tropicale en Afrique centrale. 

« Il n’est pas possible de sauver le climat et la biodiversité sans les forêts tropicales de la planète qui représentent environ 20 pour cent de la séquestration terrestre du carbone, » a indiqué Gerd Müller à l’ouverture du symposium, à Berlin.  

Le ministre a par ailleurs déclaré que ces forêts abritent 75 pour cent des espèces animales et végétales. « Mais le poumon vert de la planète est en danger, » a-t-il ajouté. « À l’échelle mondiale, une superficie de forêt de la taille d’un terrain de football disparaît toutes les quatre secondes. La destruction des forêts tropicales selon les méthodes de culture sur brûlis notamment pratiquées en Amazonie, en Indonésie ou dans le Bassin du Congo, est responsable de onze pour cent des émissions mondiales de CO2. »

Les forêts tropicales africaines sont les plus importants puits de CO2 du monde 


« Les experts estiment que d’ici 2100 il ne restera rien de la forêt tropicale dans le Bassin du Congo, » a expliqué Gerd Müller. « Les conséquences seront désastreuses pour l’ensemble de l’humanité, car le Bassin du Congo contient la deuxième forêt tropicale du monde en superficie, derrière la forêt amazonienne, mais constitue le plus important puits de séquestration du carbone de la planète. Les forêts tropicales africaines séquestrent plus de CO2 que toutes les autres forêts. »

« Nous devons immédiatement stopper les modes de culture sur brûlis et la destruction de la forêt, » a ajouté le ministre. « Nous devons conclure un ‘New Deal’ pour protéger la forêt. Aujourd’hui, lors du Symposium sur les forêts tropicales, à Berlin, les dix pays de la forêt tropicale du Bassin du Congo se sont engagés à accroître la protection de la forêt et à renforcer sa gestion durable. » 

Selon un communiqué de presse du BMZ, la déclaration signée a été conjointement rédigée par des scientifiques et des représentants de la société civile des dix pays. L’Allemagne soutient ce processus par l’intermédiaire de l’Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale (CAFI) dont l’objectif est de protéger et restaurer 127 millions d’hectares de forêt d’ici à 2030. Les mesures de protection sont diverses : transparence des chaînes d’approvisionnement pour le bois de la région, alternatives économiques pour les populations locales, et implication étroite des populations autochtones en tant que « gardiennes des forêts ». 

  • En mai 2021, le BMZ a créé le Fonds pour les paysages hérités (Legacy Landscapes Fund). Son intention est de constituer un capital social d’un milliard de dollars d’ici à 2030 pour assurer le financement de base de 30 des réserves naturelles les plus importantes. Ce fonds constituera ensuite la plus importante fondation mondiale de préservation de la nature. L’Allemagne a fourni 100 millions de dollars comme capital de démarrage.
     
  • Dans le monde entier, le BMZ soutient un total de 670 aires protégées dont la superficie combinée équivaut à six fois celle de l’Allemagne, et il a contribué à protéger plus de 130 millions d’hectares de forêt. 
     
  •  À l’échelle mondiale, 420 millions d’hectares de forêt (soit presque la superficie de l’Union européenne) ont été perdus au cours des 30 dernières années. Actuellement, environ dix millions d’hectares de forêt disparaissent de la Terre chaque année – essentiellement pour faire de la place à d’immenses plantations de soja et de palmiers à huile. 

(BMZ/wi)

En savoir plus:
Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo 
Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale 
Fonds pour les paysages hérités 

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