25.07.2016

De plus, fait valoir M. Klemm, il faut veiller à ce que l’amélioration des normes des systèmes alimentaires n’ajoute pas à la charge de travail déjà élevée que les femmes doivent assumer.  « Les femmes sont souvent les premières à se lever le matin pour aller chercher de l’eau ou du bois de chauffage, et les dernières à aller se coucher le soir, » a-t-il rappelé. Il faut donc que la conception des politiques tienne bien compte des rôles et responsabilités respectifs, ainsi que des normes sociales et culturelles qui, par exemple, entraînent une mauvaise répartition des aliments dans les ménages, les plus vulnérables – généralement les femmes et les enfants – étant les plus mal lotis à cet égard. 

Il n’y a pas d’aliment « miracle »

Mais quelles politiques concrètes sont à même de fixer la nutrition comme objectif des systèmes alimentaires ? Madame Ann Tutwiler, directrice générale de Bioversity International, a réclamé plus d’argent pour promouvoir la biodiversité.