Orge : la rotation des cultures peut améliorer l’impact climatique.
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Protection climatique grâce à la rotation des cultures

Des chercheurs mettent au point une nouvelle méthode d’évaluation du cycle de vie pour calculer l’empreinte CO2 des produits agricoles issus de systèmes de rotation des cultures.

Selon une déclaration de l’université technique de Berlin faite en janvier 2018, des chercheurs ont amélioré les méthodes d’évaluation du cycle de vie. Les résultats de l’étude ont été publiés en décembre 2017 dans la revue « Agronomy for Sustainable Development ».

Lorsqu’on cultive successivement du colza, de l’orge et d’autres végétaux dans un champ pendant la période de culture, c’est bon pour le sol. Il y a des siècles que les agriculteurs utilisent la rotation des cultures pour préserver la fertilité du sol. Toutefois, cette pratique a également une incidence sur le bilan climatique du pain, du lait et des biocombustibles.

L’amélioration de l’évaluation du cycle de vie permet aujourd’hui de comparer les empreintes CO2 de différents programmes de rotation des cultures et d’optimiser leur gestion à des fins climatiques.

Dans le cadre d’une étude menée sur plusieurs années, les chercheurs de l’université technique de Berlin ont examiné et réévalué les bilans climatiques de différents produits issus de la rotation des cultures d’une part, et de leurs dérivés (paille) d’autre part, avant de les comparer aux résultats antérieurs. L’étude a porté sur le pain élaboré avec la farine de blé, le lait de vache, le biocombustible obtenu à partir du colza et le bioéthanol obtenu à partir de la paille.

Grâce à la technique utilisée, les chercheurs peuvent dorénavant calculer les empreintes CO2 spécifiques aux produits agricoles obtenus dans le cadre de systèmes de rotation des cultures. La méthode de calcul est par ailleurs harmonisée avec les normes internationales de gestion environnementale (évaluation du cycle de vie, ISO 14040/14044)

Il est ainsi prouvé que la rotation des cultures améliore l’empreinte carbone du pain, du lait et du biodiesel respectivement de 11, 22 et 16 pour cent. Toutefois, selon les chercheurs, le dérivé (paille) utilisé pour l’élevage et pour améliorer la fertilité du sol a entraîné une détérioration de 80 pour cent de l’empreinte carbone des biocombustibles obtenus à partir de la paille.

Plus d'informations en anglais:

Agronomy for Sustainable Development: Crop rotations and crop residues are relevant parameters for agricultural carbon footprints

(TU Berlin/ile)

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