Des femmes PAP contribuant à la construction du canal quaternaire de leurs parcelles.
Photo: Sâabèsèlè Jean Augustin Somda
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Un projet mis en œuvre au Burkina Faso a clairement démontré ce que le soutien apporté aux exploitations familiales permettait d’obtenir en termes de réduction de la pauvreté et de développement rural. Un facteur de succès important a été le transfert des terres aux exploitants, associé à une politique de sécurisation des droits fonciers adaptée à leurs besoins.

Le Burkina Faso est un pays enclavé de l’Afrique de l’ouest, d’une superficie de 274 200 km². Son économie est essentiellement basée sur l’exploitation minière, le commerce et surtout l’agriculture qui occupe plus de 80 pour cent de la population. Cette forte place de l’agriculture dans l’économie, conjuguée à la pauvreté ambiante des populations rurales, pose un problème de choix de politique agricole. Faut-il privilégier l’agro-investissement ou plutôt la petite exploitation familiale ? Le Burkina Faso a opté de faire cohabiter les deux modèles soit dans les mêmes projets soit dans des projets différents.

Cette option est critiquée par les organisations de la société civile qui préfèrent que le pays recentre ses efforts sur le développement de l’agriculture familiale, gage de sécurité alimentaire, de bonne qualité nutritionnelle et de dynamisme de l’économie locale. Cette thèse semble confirmée par les impacts déjà visibles du projet de développement de l’agriculture (PDA) du Millenium Challenge Account-Burkina Faso (MCA-BF) qui s’est uniquement consacré à soutenir les petits exploitants agricoles à Di, dans la vallée du Sourou, au Burkina Faso.

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