Sesstion de formation Google Maps et Google Earth.
Sesstion de formation Google Maps et Google Earth.
Photo: © FAO/Giulio Napolitano

Collaboration entre Google et la FAO

Les informations géo-spatiales et forestières sont une première étape vers une révolution de la gestion des ressources naturelles en temps quasi réel, affirment la FAO et Google.

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l‘agriculture (FAO) et Google travaillent conjointement pour faire des données satellitaires à haute résolution un outil quotidien afin de gérer les ressources naturelles mondiales. Cette initiative intervient dans le cadre d'un effort commun en passe de changer la démarche de développement durable engagée dans le monde.

Cette collaboration permet déjà aux chercheurs et aux gestionnaires des ressources dans plusieurs pays d'évaluer l'utilisation du sol pour chaque parcelle de terrain identifiée par les satellites. Il s'agit d'un grand pas en avant en ce qui concerne le renforcement des aptitudes en matière d'éva-luation de la capacité de stockage du carbone ou d'élaboration d'une approche nationale visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Il s'agit dans un premier temps de mettre l'accent sur le secteur forestier où des experts natio-naux peuvent, après avoir suivi une courte formation, utiliser le logiciel de la FAO et les archives de données géo-spatiales accessibles de Google pour mener à bien, et ce en l'espace de quelques heures, des exercices de cartographie et de classification qui auparavant pouvaient prendre des semaines ou encore des mois. Il existe de nombreuses opportunités de collaboration future qui pourraient contribuer à l'innovation dans plusieurs domaines allant des habitudes alimentaires et de la lutte antiparasitaire à la gestion de l'eau et au changement climatique.

Le concept, selon lequel Google facilite l'accès à ses données et à sa capacité de traitement alors que la FAO imagine de nouveaux moyens d'extraire des informations utiles, a déjà évolué vers un domaine novateur, avec notamment une évaluation mondiale des terres arides, autour duquel des experts nationaux, des chercheurs universitaires, des institutions partenaires et la FAO ont uni leurs forces lors d'un exercice en open source. Les résultats de cet exercice seront publiés dans le courant de l'année.

Le Service de lutte antiacridienne de la FAO a utilisé Google Earth Engine pour améliorer les pré-visions et lutter contre la résurgence du criquet pèlerin. Les satellites ne sont pas en mesure de détecter les insectes mais peuvent accélérer l'identification de zones potentielles de reproduction et améliorer l'efficacité des interventions sur le terrain. D'autres applications prospectives de cette technologie pourraient permettre de réduire les pertes de rendement des récoltes et d'amé-liorer la santé des végétaux. Le suivi du couvert forestier a démontré son utilité au Costa Rica, où les arbres offrent un habitat aux oiseaux amateurs de scolyte des baies du caféier, un insecte ca-pable de détruire jusqu'à 75 pour cent des cultures d'un producteur de café.

Google a constitué des archives colossales d'images du satellite Landsat depuis 1972 sur le cloud et à récemment ajouté des données fournies par Copernicus, le système européen de surveillance de la terre, qui sont d'ailleurs particulièrement utiles pour la réalisation d'études rapides, en temps réel, puisqu'elles couvriront la même parcelle de terre tous les cinq jours. 
Google travaille également à la collecte de données au moyen de capteurs à distance afin de suivre les tendances mondiales en matière de gestion de l'eau, y compris la disponibilité et les réserves. D'autres utilisations novatrices apparaîtront au fur et à mesure que les gens appren-dront à se servir des outils de la FAOOpen Foris et CollectEarth.

(FAO/ile)

 

 

 

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