Une agricultrice au Swaziland. Bien que de nombreux Africains soient tributaires de l’agriculture, les investissements financiers dans l’agriculture sont faibles.
Photo: ©FIDA / Guy Stubbs
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Selon un nouveau rapport de l’organisation internationale de campagne et de plaidoyer ONE, la part des ressources financières allant aux plus pauvres est en baisse. Les pays africains sont les plus touchés par cette situation alors qu’ils souffrent déjà de la défaillance de leurs gouvernements, qui ne réalisent pas les investissements promis dans l’éducation, la santé et l’agriculture.

L’aide publique au développement (APD) de la communauté internationale a augmenté, mais les plus pauvres sont laissés pour compte, peut-on lire dans le rapport publié par l’organisation ONE en septembre 2017.

En 2016, l’aide publique mondiale au développement (APD) s’est élevée à 140,1 milliards de dollars, soit une augmentation en termes réels de 7,4 pour cent par rapport à 2015. Cependant, près de la moitié de tous les donateurs du CAD (Comité d'aide au développement (CAD) de l'OCDE) ont utilisé plus d’un cinquième de leur aide publique bilatérale pour financer les coûts des réfugiés dans les pays donateurs.

En dépit de la hausse de l’APD, la part des pays les moins développés a reculé en 2016, passant de 32 pour cent il y a tout juste quatre ans à 28 pour cent.

L’Afrique où vivent plus de la moitié des personnes extrêmement pauvres du monde est le continent qui est le plus durement frappé en raison du manquement des pays donateurs à tenir leurs engagements en matière d’APD, de faibles niveaux d’investissements directs étrangers (IDE) et de la baisse des revenus nationaux.  

La part de l’APD mondiale qui est allée à l’Afrique a baissé, passant de 36 pour cent en 2012 à 32 pour cent en 2016.

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