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La «Solution du un pour cent» pour l’Afrique


Le président de la Banque mondiale, M. Robert B. Zoellick, a plaidé en faveur de l’établissement d’une « nouvelle donne » pour lutter contre la faim dans le monde et la malnutrition par le biais d’une aide d’urgence et d’initiatives à long terme permettant d’augmenter la productivité agricole dans les pays en développement. Cette nouvelle donne est l’une des nombreuses mesures avec lesquelles le président de la Banque mondiale souhaite accélérer le développement dans un contexte de fl ambée des prix de l’alimentation et du pétrole.

M. Zoellick a affi rmé que la « nouvelle donne alimentaire mondiale » est nécessaire pour poursuivre les Objectifs «oubliés» du Millénaire pour le Développement, tels que la lutte contre la malnutrition. Seul environ un dixième des ressources affectées au VIH/sida sont utilisées pour combattre la malnutrition, qui est responsable chaque année du décès de 3,5 millions d’enfants de moins de 5 ans et a des conséquences durables sur la santé et le progrès. M. Zoellick a également exhorté les pays riches à aider le Programme alimentaire mondial des Nations unies à réunir 500 millions de dollars (USD) pour les besoins alimentaires d’urgence.

La nouvelle donne exige de passer d’un système d’aide alimentaire traditionnel à un concept plus large d’assistance alimentaire et nutritionnelle, avec par exemple des dons en espèces ou des coupons qui pourront aider à développer les marchés d’alimentation et la production agricole au niveau local, et créer une «révolution verte» en Afrique sub-saharienne. Cette nouvelle donne devrait porter non seulement sur la faim et la nutrition, l’accès à la nourriture et aux sources d’approvisionnement, mais aussi sur leurs interconnexions avec l’énergie, les rendements, le changement climatique, les investissements, la marginalisation des femmes, la résilience et la croissance de l’économie. Le président de la Banque mondiale a également présenté un plan destiné à encourager les économies émergentes telles que la Chine, l’Inde et le Brésil à investir environ 30 milliards de dollars (USD) en Afrique par le biais de fonds sponsorisés par l’État. Ces fonds souverains détiennent actuellement environ 3 trillions de dollars d’actifs. La « Solution du 1 pour cent » de la Banque mondiale comprend la création de plate-formes de prises de participation et de références permettant d’attirer ces investisseurs, et l’attribution de 1 pour cent de ces actifs à la croissance, au développement et aux perspectives en Afrique. M. Zoellick a affirmé que ce 1 pour cent pourrait être le commencement d’autres projets de plus grande ampleur, impliquant différents types de fonds et divers pays.

(sri)